27.05.2008
Le degré -1 de la politique
Je ne pense pas que je ferai lundi prochain, après le 1er tour des élections locales (municipales et élections des conseils de judeţs) de commentaires sur les résultats. Parce que les enjeux sont tout, sauf politiques (au sens noble du terme : en lien avec les besoins de la cité et les attentes programmatiques des citoyens).
Pas de diaporama non plus présentant les affiches gigantesques des candidats à la mairie de Bucarest (et aux mairies de secteurs) accrochées aux immeubles comme des pubs pour des lessives (lave plus blanc) ou des assurances-vies (si vous votez pour moi, l'herbe sera plus verte).
Pas de capture d'écran des publicités électorales (je dis bien des pubs, pas des spots) intercalées entre des pubs pour des biens plus matériels.
Pas de commentaires sur les slogans plus ou moins bien trouvés (sans parler d'un site web non conçus pour des francophones : http://www.tancul.ro ou la démocratie aux trousses ou afficher clairement ses intentions à l'égard des électeurs).
Juste le constat désabusé que la démocratie roumaine n'a rien à apprendre du marketing électoral mis en oeuvre depuis des années en Europe de l'Ouest : le débat de fond, non, les stratégies de clientèle, oui !
Le financement de la vie politique et les collusions entre la politique et les médias restent des sujets d'études.
07:30 Publié dans d. (sans) transition | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Bucarest, marketing, coup de gueule, clientélisme


