26.05.2008
Si chers voisins
Samedi dernier, finale de l'Eurovision, rendez-vous très important pour Jean-Paul GAULTIER (qui a paraît-il commenté la finale depuis Belgrade pour la télévision française) et tous ceux qui ne sont pas dans l'Union européenne : pour la Serbie, pays hôte, les autres pays des Balkans occidentaux, les trois Etats du Sud-Caucase, la Moldavie, l'Ukraine et la Russie, être sélectionné pour la finale de l'Eurovision, c'est encore mieux qu'un Accord de stabilité et d'association avec l'Union européenne. Sans oublier l'ineffable décrochage par Jérusalem (!!!) pour entendre l'octroi des "twelve points" par les téléspectateurs israéliens à la Russie.
L'Eurovision, c'est un peu l'Europe en très grand et le stade ultime de la variétoche (en anglais, si possible) appliquée au rapprochement entre les peuples.
Sur un plan artistique...
Mais cela peut être rigolo d'analyser (quel grand mot) qui donne ses points à qui. Et là il y a de l'espoir : l'Albanie donnant 10 points à la Serbie (!), la Géorgie à l'Arménie, l'Estonie à la Russie (vainqueur).
Et devinez qui à donné 12 points à Nico et Vlad MIRITA qui avaient au moins le mérite de chanter dans leur langue (la soupe en VO c'est quand même mieux que la soupe en VAnglaise) : la Moldavie.
Comme quoi, les relations Moldavo/Roumaine sont au beau fixe (M. VORONINE a-t-il lui aussi envoyé un SMS surtaxé ?).
07:53 Publié dans e. l'imaginaire du réel | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : culture, soupe, Eurovision, Moldavie, VORONINE, Nico et Vlad MIRITA
03.02.2008
un Casse-noisette peu en cacher un autre
Attention : un Casse-noisettes peu en cacher un autre. En ce moment dans les rues de Bucarest, on trouve des affiches annonçant la venue à la Sala Palatului du Théâtre du Bolchoï de Moscou puis du Ballet national de Kiev pour jouer Spărgătorul de nuci (Casse-noisette) sur la chorégraphie originale de Marius PETIPA et la music de Piotr Ilitch TCHAÏKOVSKY.
Les fans de TCHAÏKOVSKY peuvent ainsi se réjouir de cette contribution au rapprochement cuturel (il y a du boulot) entre la Roumanie, l'Ukraine et la Russie, ou aller voir les héritiers du Buena Vista Social Club ou, plus hasardeux, aller voir une pièce inspirée de l'exécution de Nicolae et Elena Ceaucescu
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14:05 Publié dans b. fragments bucarestois | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bucarest, Bucuresti, culture, spectacle, Bolchoï
20.01.2008
au théâtre ce soir
En sortant l'autre soir de l'Athénée roumain, salle de la Philharmonie Enescu, m'étonnant de voir un ciel de brume être soudainement descendu sur le coeur de la ville, prélude à la fonte des neiges
, j'étais un peu songeur, tant ce lieu est chargé de symboles.
Symbolique explicite de l'exaltation d'une histoire nationale sous la coupole de la grande salle de concert avec une fresque présentant en 25 motifs les grands moments de l'histoire roumaine telle qu'elle pouvait être perçue à la fin des années 1880, alors que Bucarest se construisait à l'image de ce que voulait être la Roumanie moderne : occidentale et ouverte, mais également ancrée dans le temps long d'une légitimité historique bien plus forte que la (non-)réalité stratégique de l'existence de la Roumanie dans le concert des nations.
Symbolique aussi de voir un chef américain, Larry LIVINGSTONE, diriger en première partie l'ouverture à Candide de Leonard BERNSTEIN, suivie d'un concerto pour clarinette et orchestre de MOZART et de la 5ème symphonie de CHOSTAKOVITCH, balayant d'Ouest en Est les frontières entre musique "bourgeoise" et européenne. Aurelian-Octav POPA, clarinettiste de la Philharmonie et soliste mis en avant pour ce concert, virtuose et fantasque, était heureux de partager avec son public ces envolées maîtrisées.
Et sans à aller chercher de symboles, quel plaisir de voir au concert un public varié, pas tape-à-l'oeil, bourgeois et populaire, jeune et vieux, bien et mal habillé. A se demander si l'Athénée n'est pas un des très rares endroits à Bucarest où des gens venant d'horizons très variés se rencontrent sans se croiser...
12:45 Publié dans b. fragments bucarestois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bucarest, Bucuresti, culture, musique, Athénée, Mozart
les gens de Bucarest
Ma soeur m'a demandé de mettre en ligne des portraits de "vrais" gens rencontrés aux quatre coins de Roumanie, afin de pouvoir derrière des tranches de vie donner à comprendre en filligrane ce qu'est la Roumanie d'aujourd'hui. Promis, ce sera fait dans les prochaines semaines, rendant ainsi ce blog plus personnel et intimiste.
En attendant, je ne peux que vous inciter à lire Bucarest : le dégel
de Mirel BRAN (correspondant du Monde en Roumanie), série de portraits de personnalités emblématiques du renouveau culturel, politique et associatif de Bucarest, éditée en français par les éditions Autrement dans la série Villes en mouvement et agrémenté de photos intéressantes de Franck HAMEL.
Et sur la "télévision de découverte francophone" (sic) en ligne (dont j'ai découvert à l'instant l'existence), une série de portraits de "Roumains qui nous parlent de leur relation au français et à la francophonie", journaliste, universitaires, responsables associatifs. Ne vous laissez pas rebuter par le côté très institutionnel de l'habillage et du parti pris de ces portraits (réalisés avant le sommet de la Francophonie de Bucarest en septembre 2006) : certains propos permettent de comprendre en quoi la francophonie en Roumanie a des raisons du coeur et le coeur de la raison ... pour ce qu'il en reste (les vestiges du jour, pour finir ce "post" sur une autre référence littéraire anglo-saxone ?)
12:05 Publié dans b. fragments bucarestois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bucarest, Bucuresti, portraits, gens, culture, francophonie, intégration européenne
13.01.2008
blog, mode d'emploi
Bucarest un dimanche d'après-midi, froid sec et temps beau. Du moins ce que j'observe de cette ville-fragments alors même que je me décide à créer ce blog personnel et anecdotique, mais nécessairement culturel et politique.
Personnel : car ce blog n'est pas institutionnel, n'engage que son rédacteur, trentenaire en poste à Bucarest pour quelques années, Européen de l'Ouest tourné vers l'Europe centrale et orientale, citoyen européen francophone, désireux de partager des choses vues, entendues et ressenties à Bucarest et mises en perspective en fonction d'humeurs quotidiennes.
Anecdotique : nécessairement anecdotique, dirait Marguerite DURAS, car il s'agit à partir de fragments du quotidien, par le texte, l'image ou le renvoi à d'autres sources, de vous faire partager des instantanés de la vie en Roumanie en 2008 et de témoigner de ce qui se transforme et de ce qui est immuable. En caressant des clichés dans le sens du poil ou en les démolissant, en croyant comprendre ce qu'est ce pays en transition ou en étant lost in translation.
Culturel et politique, car faire partager le ressenti du quotidien n'a vraiment d'intérêt que si on s'essaye à une mise en perspective culturelle et politique. Le culturel pour le goût des autres, le politique car c'est ce qui reste quand on a tout oublié.
Alors, bonnes lectures et rencontres.
vuderoumanie@laposte.net
15:25 Publié dans a. à propos... | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Bucarest, Europe, Romania, Bucuresti, Bucharest, culture


