30.03.2008
payer deux fois la facture
Raison de plus de s'interroger sur l'éducation à l'environnement et la sensibilisation aux économie d'énergie dans un pays où le ratio consommation d'énergie/production industrielle est un des plus défavorable (le plus défavorable, même ?) au sein de l'Union européenne.
Sur cette photo
prise au Palais-musée Brukenthal à Sibiu, l'air frais passant par la fenêtre après une ondée est des plus raffraichissant, d'autant plus que le musée - comme la plupart des lieux publics en Roumanie - est surchauffé.
Et le radiateur sous la fenêtre ? Chauffant au maximum, comme il se doit...
Ou l'art de payer deux fois la facture, environnementale et énergétique. L'Agence roumaine pour les économies d'énergie (Agentia Româna pentru conservarea energiei/ARCE) a du pain sur la planche.
15:45 Publié dans d. (sans) transition | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Romania, économie, énergie, environnement, ARCE, Sibiu
22.03.2008
la Roumanie en débats
A force d'entendre dire que le débat public sur la transition en Roumanie et la capacité de réforme du pays est trop faible, on peut en arriver à désespérer de la capacité d'introspection bienveillante et de critique bienveillante de la Roumanie sur elle même.
Si ce n'est quelques belles rencontres au quotidien et quelques initiatives qui décrassent les neurones à l'exemple des débats au café organisés par Eurocollège Bucarest, l'association des anciens étudiants du Collège juridique franco-roumain d'études européennes. Le dernier débat organisé le 3 mars 2008 opposait deux équipes francophones d'affirmateurs et de négateurs (étudiants de cette formation francophone unique en son jour en droit des affaires au sein de l'Université de Bucarest) de l'assertion suivante : "la Roumanie ne peut être modernisée que par des étrangers". Vieux débat, tranché par 19 voix contre 18 par une faible majorité de l'approche exogène de la modernisation/transition en Roumanie.
Je parierai volontiers que dans un an, la majorité pourrait bien être modifiée.
22:45 Publié dans d. (sans) transition | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, transition, débat, Eurocollège, Collège juridique
24.02.2008
Tea time chez le prince Radu, au service de la République
On connaît dans certaines monarchies européennes (les vraies...) des monarques républicains, mais connaissez vous des représentants de la famille royale au service de la république ?
En Roumanie, tel est le cas : si le roi Michel (Mihai), dernier roi de Roumanie ayant régné (jusqu'en 1947) continue à vivre entre Genève et Paris, sa fille, la princesse héritière Margareta et son mari, le prince Radu, prince de Hohenzollern-Veringen
, vivent désormais essentiellement en Roumanie où le palais Elisabeta (nord de Bucarest, près du lac Herăstrău), est mis à disposition du couple royal déchu, de l'héritière de la couronne et du prince consors ... par les autorités roumaines et sécurisé par la garde présidentielle.
La semaine dernière, tea time avec le prince Radu, homme cultivé, affable et polyglotte, fils de médecin de Iaşi monté dans sa jeunesse sur les planches et ayant joué devant la caméra, devenu représentant spécial du Gouvernement roumain après avoir épousé l'héritière de la couronne.
Pas question d'entendre cet élégant plébéien annobli parler du retour à la monarchie, ni évoquer la peu glorieuse attitude de son beau-père durant la seconde guerre mondiale. La nostalgie monarchiste n'est pas au goût du jour et les héritiers de la couronne roumaine sont bien moins arrogants et plus fins que ceux de la couronne italienne (ce qui n'est pas difficile).
Non. La princesse Margareta et le prince Radu sont tous deux au service de leur pays et de leur nom, l'une en oeuvrant pour l'enfance et la protection sociale en Roumanie avec une fondation, l'autre en étant représentant spécial du Gouvernement roumain en Roumanie et à l'étranger pour promouvoir l'image du pays et donner un cap moral à un pays qui se cherche des figures charismatiques conciliant intérêt personnel et intérêt collectif.
Habile stratégie de la couronne de Roumanie, n'est-t-il pas ?
16:25 Publié dans d. (sans) transition | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Roumanie, Romania, monarchie, république, prince Radu, princesse Margarita
13.01.2008
an 1 ou an 18 ?
Temps court ou temps long, voilà la question que se pose tout historien aspirant à avoir une vraie profondeur de champ pour analyser le fait historique. Lorsque l'on constate que la révolution roumaine n'a que 18 ans, il est possible de croire que le recul historique est bien là, alors même que tout un travail est encore à faire sur la genèse et la conduite de cette révolution...
Pour autant, en ce début d'année 2008, il est question de la faiblesse, structurelle ou temporaire, du lei, de l'absence de ministre de la justice, du plus grand sapin de Noël en Europe (ou au monde) installé piata unirii à Bucarest... Actualité presque anodine.
Nous sommes an l'an 1 après l'adhésion de la Roumanie à l'Union européenne, célébré le 1er décembre dernier (fête nationale roumaine) par des passants agitant dans les rues de Bucarest des drapeaux à deux faces : l'une avec les couleurs du drapeau roumain avec surimprimé "[premier] premier décembre en Europe", l'autre avec un drapeau européen.
Nous sommes an l'an 18 de la révolution roumaine dont les images à chaud au journal télévisé d'Antenne 2 d'alors (voir les archives en ligne des JT des 21/25 décembre 1989 sur le site de l'Institut national [français] audiovisuel/INA) semblent presque irréelles tant cette réalité semble lointaine.
Le temps court du quotidien est celui de l'intégration européenne de la Roumanie, miraculeuse à considérer ces images. Images qui permettent de mieux mesurer le chemin parcouru par la Roumanie en 18 ans à peine et de comprendre, peut-être, pourquoi ce passé là est dissimulé par un présent, pas nécessairement glorieux, mais conquis à coup de réformes en passe d'être digérées.
18:35 Publié dans d. (sans) transition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : révolution, Roumanie, roumaine, Europe, intégration, européenne

