05.10.2009
Je t'aime, moi non plus : regards photographiques sur une ville qui résiste
Trêve de discours sans concessions sur les périls urbanistiques et patrimoniaux qui continuent à peser sur Bucarest et qui ne doivent surtout pas conduire à ce que les Bucarestois et les visiteurs ne se sentent pas/plus propriétaires de leur patrimoine, au simple motif que celui-ci est en danger.
Tel est un des partis-pris, au contraire, de l'exposition photographique "Bucarest la mal-aimée, regards d'artistes sur une ville en péril"
qui réunit les photos de sept jeunes photographes emmenés par le photographe du baroque, architecte de formation, Ferrante FERRANTI. Ce dernier a adopté cette ville-fragments ; les photographes qui ont travaillé avec lui jouent sur les ruptures, les contresens, les couleurs pour donner autant de raisons d'investir et d'habiter cette ville.
L'expo est au diapason du lieu qui l'accueille, l'hôtel particulier de la str. Vasile Sion qui d'ici quelques temps accueillera les collections du Musée Kalinderu.
La (fausse) provocation du titre est une invitation à la promenade et une interpellation bienvenue.
L'exposition montée par l'Institut français de Bucarest pour le compte de l'Ambassade de France est, grâce au MNAR, visible tous les jours, sauf le lundi et le mardi, de 10h00 à 18h00, jusqu'au 1er novembre 2009 (entrée gratuite).
Muzeul Kalinderu
str. Vasile Sion nr. 2-4
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04.10.2009
harmonies rurales
Je parlerai dans une prochaine note, de nouveau, de toutes les raisons d'aimer Bucarest et d'y trouver de la sérénité. Mais pour aujourd'hui, retour en photo sur quelques moments de belle harmonie rencontrés en Olténie et en Transylvanie au cours du printemps dernier :
- tout d'abord, l'étonnant monastère Dintr-un Lemn
(littéralement "d'un seul bois", car construit autour d'une chapelle construite avec le bois d'un seul chêne) et l'harmonie de ce lieu où les soeurs se photographient en veillant à la qualité de la lumière ; en retrait de notre monde matériel mais très exposés aux réalités qui les entourent, tel est le paradoxe des monastères orthodoxes, où j'ai à chaque fois plaisir à entrer,
- ensuite, sur un autre registre, ma chaîne de télévision préférée, visible uniquement à Şoars chez M. et Mme GIURGIU : télé-vache
, où du plaisir de voir à travers son passe-platfourrage une vache mastiquer avec recul et distanciation. Que de plaisirs à explorer les campagnes roumaines et à y effleurer de tels moment d'authenticité, sans pour autant devoir verser dans une mythologie malsaine de la terre qui ne saurait mentir ; ici et là*, des gens très simples offrent un accueil d'une rare chaleur et font preuve d'une ouverture sur le monde étonnante.
*au passage, petit coup de pub pour le Restaurant-Bistro Ici et Là récemment ouvert à 10 mètres de Piaţa Romană (str. Mendeleev) et dont l'accueil et la simplicité de la cuisine (des basiques de la cuisine française très bien interprétés : tartare de boeuf et de saumon, souris d'agneau...) méritent le détour ; espérons que le bouche-à-oreille permette très rapidement à ce restaurant, sans prétention et abordable, de trouver son public.
19:12 Publié dans c. histoire(s) et territoire(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roumanie, monastère, dintr-un lemn, église en bois, valcea, soars, télé-vache, restaurant ici et là, bucarest
automne politique et marketing électoral
Ca y'est, c'est l'automne et le ciel est gris. Dans 49 jours, premier tour des présidentielles avec les candidatures désormais officiellement lancées des 2 principaux candidats. La coalition électorale PD-L/PSD a implosé, comme cela était prévisible, le gouvernement intérimaire prétend tenir le manche, l'ambiance politique est maussade, bref, la Roumanie est en campagne électorale.
Encore une fois, je me réjouis que ce blog ne soit pas un blog politique, même si je sais que certains amis et lecteurs aimeraient pouvoir plus souvent y avoir accès à des clés de lecture du paysage politique roumain, peu ou pas couvert par les médias occidentaux.
En clin d'oeil, cette photo d'un garçon coiffeur dans la bonne ville danubienne de Calaraşi peu content de voir débusqué son salon de coiffure/local de campagne.
La politique, le peigne entre les dents. Mieux vaut cela que de voir sortis les couteaux !
18:40 Publié dans c. histoire(s) et territoire(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roumanie, élections présidentielles, garçon coiffeur, calarasi


