07.02.2009
Le Banat : un eldorado aux confins
Le Banat est un territoire où la mémoire aime musarder, un mythe européen également, autant étudié, rêvé et théorisé en Europe de l'Ouest qu'en Roumanie. Feuilleter le hors-série de la revue "Cultures d'Europe centrale" sur Le Banat : un eldorado aux confins permet d'avoir plusieurs clés de lecture, plutôt accessibles, pour s'imprégner de ce que le Banat a été dans l'histoire centre-européenne.
Un eldorado aux confins
indiquent les chercheurs de la Fundaţia Treia Europa et du Centre interdisciplinaire de recherches centre-européennes de l'Université Paris-Sorbonne ; ils ont recueilli dans cet ouvrage collectif (que l'on peut commander en ligne) des témoignages photographiques, littéraires et monographiques de la vie des populations allemandes, hongroises, serbes, bulgares, tchèques, croates de cette région-creuset, zone tampon multiculturelle entre les influences ottomanes et austro-hongroises.
Le Banat est aujourd'hui une réalité multiculturelle imaginaire et réinventée, un creuset qui permet aujourd'hui de penser la co-existence douce entre des minorités nationales. Un monde disparu dans lequel l'administration austro-hongroise avait cru inventer un modèle d'autonomie locale, multilingue, chaotique et fonctionnel.
Un fragment d'Europe aujourd'hui redécouvert, alors même que la Serbie semble enfin se chercher une destinée européenne et que la frontière entre le Banat hongrois et le Banat roumain, au sein de l'Union européenne, est un passage que l'on parcourt en marchant sur des pointillés.
19:38 Publié dans c. histoire(s) et territoire(s) | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roumanie, serbie, hongrie, banat, timisoara, eldorado aux confins, cultures d'europe centrale



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